Les dolmens des Adrets

Le 18/01/2015

Plus délicat que la mousse des bois, plus poétique qu'une rose en hiver, plus ciselé qu'un feuillage de renoncule, voilà le compte-rendu de Francette que je remercie du fond du coeur:

 

 

       La féerie, c’est le  soleil généreux de ce froid matin d’hiver qui réconfortait notre joyeux groupe. Nous avons foulé le tapis moelleux des « mousses que le soleil du matin pailletait d’humides étincelles ». Celle-là offre à nos regards penchés sur la loupe l’ébouriffement de ses tiges au feuillage subtil et pour combler notre étonnement et se distinguer de la masse de ses congénères, ne se reproduit pas grâce à ses spores, mais en faufilant de minces filaments dans le substrat humide des sous-bois.

            Quand au piquant, ce fut le rôle de la salsepareille. Cette liane élégante, aux feuilles lancéolées et brillantes, est ornée de fleurs blanches  qui  diffusent un parfum envoûtant. De belles grappes rouges, dignes d’une nature morte de  Caravage, ornent les circonvolutions de leurs longues tiges, armées de griffes féroces qui dénouent les lacets des courageux « caminaïres », qui griffent jambes et mains et font des croche-pieds  aux marcheurs distraits.

              Et pourtant, malgré son étreinte féroce, nous avons atteint notre but : les trois autres dolmens ! Merci à la ténacité de Pierre-Louis et de Thierry qui nous ont permis de découvrir ce site soigneusement gardé par les remparts de la salsepareille.

            Je me demande si, dans les comtes de fées, ce ne sont pas les «Princes Charmants » qui doivent affronter et vaincre la liane acérée pour rejoindre leur belle princesse endormie.

                                                                                                            France Lefebvre



 


Aucun organisme rencontré lors de cette sortie

Fiche créée le 25/01/2015 à 10:58

Voir les commentaires (0) ]

 

 

Tous les comptes rendus ]