Séjour à Digne: 2ème journée: la lame de Falcibelle

Le 20/10/2014

(Dim 20 octobre)

Au programme aujourd’hui, une randonnée botanique et géologique (pour ces deux aspects, voir le cpte rendu de Jeannine) dans la vallée du Bès. Il s’agit d’un affluent de la Bléone qui se fraye un chemin entre des couches de terrain complètement  chamboulées par le plissement alpin. Certaines de ces  plaques, horizontales à l’origine on été érigées à l’oblique et même parfois à la verticale. Le Bès, là,  a réussi à franchir l’obstacle à force d’érosion. Nous commençons à nous élever sur le versant ouest de la vallée, jusqu’au village de Tanaron, bien connu de Gassendi, puisqu’il y a séjourné lors de ses observations lunaires. Le rocher sur lequel il installait sa lunette astronomique porte aujourd’hui le nom de « Rocher Gassendi ». Dans ce joli village, la rencontre inopinée d’un couple de locaux porteurs de deux énormes paniers de champignons nous met l’eau à la bouche. La petite église, en cours de restauration, présente un admirable pavement en galets. Nous aussi, nous allons bientôt entrer en restauration pour un pique nique (PNTC) bien mérité. Mais le clou de ca balade, c’est la « Lame de Facibelle » (belle, oui, mais pas facile !), qui nous nargue du haut de ses 50 m de verticalité, sur une épaisseur de deux ou trois mètres ! C’est tout simplement une couche sédimentaire soulevée jusqu’à la verticale par le plissement alpin. La dure montée continue et nous conduit à une autre surprise : en ce coin perdu, une chapelle ! et mieux : une chapelle byzantine, orthodoxe ! « Oui, monsieur, je suis byzantine, voyez ma coupole ! » Et encore mieux : quelques mètres plus loin, dans  une cabane solitaire : non, pas un ermite, mais une ermite !!            Là, les Cadiens, et  surtout les Cadiennes, sont sidéré(e)s. L’un d’entre nous a même pu s’entretenir avec elle ! fatigués mais comblés, nous regagnons la vallée et les voitures en franchissons à pied l’étroite clue.           

 

Compte rendu botanique:

Lundi 20/10/14 – Vallée du Bès

Ce sera aujourd’hui l’occasion de faire le point sur les érables :

L’Erable de Montpellier (Acer monspessulanum) : 3 lobes lisses,

L’Erable champêtre (Acer campestre) : 5 lobes dentés,

L’Erable à feuilles de platane (Acer platanoides) : 5 à 7 lobes aux dents aiguës,

L’Erable à feuilles d’obier (Acer opalus) : feuilles un peu rondes

Notons que les érables sont souvent hybrides, d’où la difficulté pour les reconnaître.

 

Deux arbustes flamboyants en cette saison : le Peuplier tremble (Populus tremula), aux feuilles dentelées qui remuent au moindre souffle et le Sumac fustet ou Arbre à Perruque (Cotinus coggygria).

 

Le Hêtre (Fagus) se reconnaît à son tronc haut et lisse, à ses feuilles placées sur le même plan, avec des poils sur les bords quand elles sont jeunes. A distinguer du Charme, dont la feuille est dentelée.

 

Francette a reconnu le Grand Cytise, bravo !

 

 


Aucun organisme rencontré lors de cette sortie

Fiche créée le 24/11/2014 à 21:46

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