Séjour à Digne: 1ère journée: le sentier des chapelles

Le 19/10/2014

Les différents compte-rendus nous sont proposés par Jean-Claude. Merci infiniment à lui.

Samedi19 octobre

« Qui c’est Saint Pancrace ??»........ ?? Pas de réponse… les Cadiens  restent  cois. Un doigt se lève pourtant. « Oui ?...une réponse ? – C’est l’un des Saints de Glace !...- Bravo, oui, c’est le 2ème des Saints de Glace, terreur des jardiniers, et qui se fête le… ? –…Le 12 mai ! –Encore bravo. Mais on ne le trouve plus sur les calendriers modernes : il a été injustement remplacé par St Achille, on se demande bien pourquoi ! » 

            Voici le dialogue que l’on aurait pu entendre devant la chapelle du même nom, sur les hauteurs de Digne, après avoir visité les ruines du château de la Reine Jeanne, perché sur le sommet voisin. Cela se passait le dernier matin de notre séjour dignois. Mais commençons par le commencement. En ce samedi 19 octobre, les Cadiens sont ponctuels, mais peu nombreux. (12 hébergés au gîte et 2 en camping car). C’est sur le parking du centre ville que nous nous retrouvons et c’est de là que nous partons pour notre première découverte : le sentier des trois chapelles, qui domine la ville, et  nous offre de nombreuses espèces végétales encore  en fleurs.(voir reportage botanique de  Jeannine ). La  première chapelle, celle de la Croix n’a pas de façade, et ne comporte qu’un modeste autel.C’est là que nous piqueniquons dans la bonne humeur. Un peu plus loin, la chapelle St Vincent, paraît à première vue  en bon état, (voir photo),  mais on se rend compte que l’abside a disparu et qu’elle est ouverte aux quatre vents côté Sud. La descente nous emmène à la dernière église : celle de N.D de Lourdes, réplique en plus petit de la Basilique du même nom. Le triomphe du sumac, dont le rouge flamboyant est encore accentué par le soleil, ne permet pas de douter que nous soyons en automne. Les peupliers trembles sont aussi de la partie et agitent à qui mieux  leurs feuilles  orangées. De retour en ville, nous nous rendons au musée Gassendi. Pierre Gassendi, né à Digne, (1592-1655), philosophe, mathématicien, théologien et astronome est contemporain de  Descartes, avec qui il a été en relation. Le musée présente une riche collection de peinture italienne et provençale ainsi que de nombreux dessins et lavis. On y apprécie l’admirable ensemble  d’instruments scientifiques du 19ème s. et les collections  des insectes et animaux naturalisés. Nous ferons une mention spéciale à l’étonnant fossile de l’hydropithèque au crâne humain et au corps de poisson. On peut même en voir nager entre deux eaux sur l’écran installé à côté. La journée se termine, avant de rejoindre le gîte,  au musée de la rue Victor Hugo, nous sommes intrigués par le fameux « glaçon », œuvre d’avant-garde. La fonte de cet énorme glaçon de plus d’un m3 alimente en eau des fûts dans laquelle des baguettes métalliques plongeront et produiront une étrange musique… 

C’est ensuite l’installation au gîte du Château de Sieyes :Trois chambres de quatre lits nous sont réservées, chacune avec douche et lavabo. Pour le WC, c’est sur le palier. Ne nous attardons pas sur le repas, préparé par nos soins, qui verra deux de nos cadiennes souffler leurs xxxxx bougies  avant un repos bien gagné.

 

Compte rendu botanique (effectué par Jeannine que nous remercions vivement!)

Nous commençons la randonnée par un sentier humide. Sur 1m² environ, Thierry dénombre huit mousses différentes. Nous, nous en reconnaissons quatre ! C’est déjà bien !

Au même endroit, nous trouvons deux lichens : la Peltigère aphteuse (Peltigera aphtosa) et Cladonia verticillata, dont les trompettes poussent les unes sur les autres.

Nous reconnaissons aussi les deux capillaires que l’on voit fréquemment : le Capillaire noir (Asplenium nigrum) aux grandes feuilles et le Capillaire des fontaines (Asplenium fontanum), aux feuilles fines.

 

 

Nous rencontrons aussi :

La Renouée des oiseaux (Polygonum aviculare),

L’Epilobe de Flescher, ou Epilobe à feuilles de romarin (Epilobium flescheri),

Le Buplèvre arbustif (Bupleurum fruticosum).

 

Mais la reine de la journée, trouvée près de Notre-Dame-de-Lourdes, sera le Cléistogénès tardif (Cleistogenes serotina), une graminée très rare et donc protégée. Sa particularité : ses feuilles sont à angle droit par rapport à la tige.

 

Nous distinguons la Laitue (Lactuca - fleurs jaunes) de la Chicorée (Cichorium - fleurs bleues).

 

 


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Fiche créée le 24/11/2014 à 21:45

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