De chapelles en moulin à Flayosc

Le 05/10/2014

Le compte rendu nous est proposé par Francette et Jean Claude. Qu'ils trouvent ici l'expression de notre profond remerciement.

 

Dim 12 octobre 2014  Sortie autour de Flayosc .

                           C’est un trou de verdure ou chante une rivière

                                    Accrochant follement aux herbes des haillons

                                    D’argent ; où le soleil de la montagne fière,

                                    Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Oui, le poète devait bien la connaître, la rivière ! Car c’est bien d’elle qu’il s’agit ! La Florièye… C’est comme un nom de fleur… le nom de l’une de ces nombreuses espèces végétales  rencontrées le long du train des pignes ….Ah, oui…le train des pignes. Il a lui aussi un rapport avec la Florièye. Après tout, une pigne, c’est un fruit de pin, issu d’une fleur ! Nous sommes donc bien dans la ligne tracée par Titi le Prez  lorsque nous nous engageons avec lui sur l’assise de cette ancienne ligne ferroviaire et commençons à découvrir des espèces connues ou moins connues : la prêle (plus ou moins géante) et ses tiges craquantes de silice, l’arnavé, sur lequel il vaut mieux ne pas s’asseoir. Ayant traversé la Florièye sur un joli pont, nous remontons le long de la rive gauche et les rencontres se succèdent : Le trio des Doricnium : rectum,  hirsutum, ou à 5 feuilles. La badasse, dont la fleur blanche, légèrement bleutée, ressemble à un étendard et attire de nombreuses butineuses, et encore l’épilobe rose.

            Un peu plus loin, nous retrouvons notre rivière et son chant argentin. Elle est née à Tourtour, non loin du domaine de Saint Pierre. C’est là, au XIIème siècle, en un lieu appelé Florièye, que des moines avaient fondé une communauté, sur des  terres peu fertiles. Quelques années plus tard, une noble famille provençale leur ayant fait donation de terres dans la riche plaine de l’Argens, ils commencèrent à y édifier un bijou roman qui allait devenir l’abbaye du Thoronet.

            Quand à notre Florièye, ayant gardé le nom de son lieu de naissance, elle se jette dans les bras de l’Argens au Muy. En attendant, elle nous offre une petite plage caillouteuse pour notre traditionnel PNTC. Rien n’y manque : apéritifs divers, crus de pays ou d’ailleurs, accompagnant des préparations culinaires savantes ou de simples salades qui circulent de main en main, et la ronde des desserts sans oublier les automnales pâtes de coings. Au dessus, la route qui nous surplombe franchit la Florièye sur un très beau pont, dit abusivement « romain » mais qui devra se contenter d’être « roman » (en fait construit en 1745…).

            L’estomac bien lesté, les cadiennes et les Cadiens  suivent le sentier qui s’élève sur la rive droite jusqu’à retrouver le train des Pignes. Curieusement, sur ce sol calcaire, poussent, et prospèrent,  des arbousiers, qui comme chacun sait n’aiment que les sols siliceux : il suffit d’aller dans l’Estérel, ou sur le promontoire du Dramont,  pour s’en convaincre. L’explication nous est donnée par notre président : Dans cette région éminemment calcaire, des affleurements de silice permettent à ces végétaux calciphobes de se développer et de nous présenter le beau rouge de leurs fruits mûrs.

            Mais le « clou » de cette randonnée botanique n’est pourtant pas végétal. Il est plutôt mécanique : il s’agit d’un ancien moulin à farine, datant du XVIIème ou du XVIIIème siècle. Le bâtiment n’a plus de toiture, mais les restes de l’installation nous permettent de comprendre, grâce aux explications de Titi le Prez,  comment l’eau de la Florieye détournée un peu plus haut, pouvait actionner une roue à godets horizontale qui entraînait une meule pour écraser les grains de blé et les réduire en farine. Tout cela est encore bien visible et on peut même s’y rendre en voiture par l’ancienne voie ferrée. Tout près, la rivière passe sous celle-ci par un somptueux viaduc courbe qui vaut à lui seul  le déplacement.

            D’un pas toujours alerte, bien qu’un peu ralenti, les Cadiens prennent le chemin du retour au parking, non sans avoir parcouru plusieurs tunnels magnifiquement conservés qui s’y succèdent. Heureusement, le temps, bien que menaçant au début, n’a pas mis ses menaces à exécution. Il faut noter que 22 Cadiennes et Cadiens ont été enchantés par cette sortie très enrichissante.

                                                                                                JC Lesec, 21 oct 2014

 

NB. La ligne de chemin de fer sur laquelle  nous avons marché a été ouverte en 1885 et elle a fonctionné jusqu’en 1949. Sa longueur totale est de 182 km .De nombreux ouvrages d’art ponctuaient le parcours, les plus imposants étant le pont de la Manda sur le Var,  le viaduc du Loup et celui de Tanneron sur la Siagne.

 

Petit  questionnaire :

1) Quel est le titre du quatrain au début du texte et quel est son auteur ?

2) Trouvez quelle erreur a été volontairement faite sur le parcours de la Florieye ?

3) En dehors de son aversion pour le calcaire, quelle est l’autre particularité de l’arbousier ?

4) La ligne du train des pignes reliait :

            a) Grasse à Meyrargues

            b) Nice à Manosque.

            c) Nice à Meyrargues.

            d) Perthuis à Grasse

5) Pourquoi l’appelait-on « le train des pignes » ?

6) Combien de tunnels  avons-nous parcourus ?

 

Envoyez vos réponses à  jcf.lefebvre@orange.fr

Solutions dans le prochain compte-rendu

 


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Fiche créée le 23/11/2014 à 20:06

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