SÉJOUR À MOLINES EN CHAMPSAUR: 2ème jour : À la recherche de la potentille du Dauphiné

Le 11/07/2013

Jean claude vous a préparé un compte-rendu, je vous dis que ça... Merci à lui!!!


« -Oui, Madame, c’est comme je vous le dis : un dénivelé de 800 mètres !

-Ne le croyez pas, c’est 900 mètres  Madame. J’y étais, moi. C’est pas 800 mètres. C’est 900 !

- Vous exagérez tous les deux. Même aux « Ripatons », même à « La Godasse » on n’a pas des dénivelés pareils ! »

            Voici un extrait du dialogue qu’on aurait pu entendre dans les rues de Molines en Champsaur, pardon, dans LA rue, le matin du 12 juillet. Eh oui, chers Cadiens, le Cade l’a fait… Il faut dire que le jeu en valait la chandelle, puisqu’il s’agissait de rencontrer un plante des montagnes plutôt rare : La Potentille du Dauphiné. Mais, pour l’instant, nous quittons le gîte, le cœur léger et le ventre plein du substantiel petit déj’ servi par Nico, notre hôte. Certains d’entre nous chantonnent, ou sifflotent, l’œil clair, le pas conquérant. Nous ne savons pas ce qui nous attend…

            Le sentier s’élève dans un mélézin ombreux. Certains de ces résineux atteignent des hauteurs vertigineuses, droits comme - j’allais dire comme des pins, mais enfin vous  voyez, très, très droits. Pas étonnants qu’on les ait choisis, autrefois, pour faire les mâts des navires. Et en plus, pratiquement imputrescibles. Nous rencontrons sous ces ombrages de nombreuses digitales à grandes fleurs (Digitalis grandiflora). Ne pas cueillir, ne pas toucher : toxique ! Le trèfle des montagnes abonde ainsi que d’autres espèces fourragères, ce qui explique la présence de nombreux troupeaux. Nous découvrons aussi le lys de Saint Bruno, qui porte le nom d’un saint très présent dans les Alpes, le fondateur de la Grande Chartreuse.

            Nous changeons de versant. Nous voici au soleil. Les Cadiens  adoptent une tenue plus légère. Les dalles rocheuses qui bordent le sentier offrent dans leurs fissures le gîte à de belles joubarbes : Joubarbe des montagnes (Sempervivum montanum), et, notre préférée, la reine, la joubarbe toile d’araignée (Sempervivum arachnoideum). La pente devient plus raide. Pierre-Louis, un œil sur sa carte, annonce : déjà 300 mètres !  Il commence à faire chaud. Mais le hasard fait bien les choses et le chant d’une petite source nous invite à  une pause rafraîchissante. Tout autour, de belles fleurs d’un jaune éclatant : c’est le trolle d’Europe (Trollius europaeus)  jolie boule d’or aux pétales et sépales imbriqués en boule.

            Les  Cadiens sont stoïques. Pourvu qu’ils côtoient de belles plantes, ils sont capables de franchir les montagnes. Les belles plantes, ce sont les centaurées des montagnes, avec leurs fleurs d’un bleu intense aux pétales effilés, rouge violacé à leur base et surtout la rhapontique (Rhaponticum scariosum), très rare composée protégée. Le saxifrage en panicule (Saxifraga paniculata) dont les feuilles sont bordées de pores crustacés dus  au calcaire qu’il rejette. Ses fleurs blanches peuvent se rencontrer jusqu’à 3000 mètres ! (500 mètres annonce P.L) Ouf ! Le sentier, en corniche, domine un abrupt de 400 mètres. Attention de ne pas glisser ! Mais le Cadien a le pied sûr ! (la Cadienne aussi) Mais soudain, ô merveille ! nous ne l’avions pas vu, trop occupés par le sentier caillouteux : L’apparition d’un champ, que dis-je, d’un océan d’asphodèles, en plein épanouissement, éblouissants de blancheur. Les appareils photo vont bon train. Parmi eux, tout aussi blancs, aériens, des lys de St Bruno. De loin en loin, inaccessible,  un lis orangé illumine  un coin ombreux.  C’est l’extase devant tant de beauté. Mais il faut poursuivre. Un raidillon nous emmène sur un promontoire d’où l’on domine la vallée de la Séveraissette. En bas, toutes petites, les cinq maisons de Molines, et parmi elles, avec sa cheminée fumante, notre gîte. (700 mètres  annonce notre Mentor)

C’est là, sur cet observatoire, que nous nous asseyons parmi les joubarbes et que nous sortons notre PNTC auquel en digne Cadiens, chacun fait honneur. Les desserts circulent, mais aussi le café et le limoncello.

             Debout ! crie le Pdt. Nous avons presque fini de monter, et après il faudra redescendre (sic). Notre long  serpent se reforme sur le sentier. D’autres plantes nous saluent au passage. Citons dans le désordre  la gentiane de koch (pas celui du bacille !), à grosse fleur mouchetée de vert à l’intérieur, le raisin d’ours, le dompte-venin et ses fleurs blanches,  qui n’est pas une panacée contre les piqûres de vipères mais plutôt une plante toxique... Nous avons pu observer aussi l’orchis sureau (qui sent la fleur de sureau), le calament des Alpes, et aussi, ah, mais, j’allais l’oublier ! oui, notre fameuse potentille du Dauphiné, plante velue à fleurs jaunes et à feuilles à cinq folioles.

            La descente sera tout aussi difficile que la montée et  c’est fatigués et heureux,  malgré l’orage et la pluie en fin de parcours, que nous nous retrouvons dans la vallée et regagnons je gîte pour une douche bien méritée.

                                                                                                J.C et F. Lefebvre

 


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Fiche créée le 25/07/2013 à 17:03

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Album photo :


ça n'a jamais arrêté

On n'est loin d'être

Vue

..

Oeufs sous feuille

Aspho

Vue 2

Champ d'aspho

Champ d'aspho 2

Président dans champ

Joubarbe ter

Vue ter

Il ne pleut pas!!!

Gentiane jaune

Campanules

Bergerie

La Panthère ( Pseudo

Vue imprenable

D'ici aussi on a une

Panorama

Névé

La montée est raide.

Un peu de repos...

Un beau lys orangé

Colette, fleur parmi

Ca c'est du panorama

Lilium croceum subsp

Aruncus dioicus/barb

Erinus alpinus/ érin

Rhaponticum scariosu

Le capitule ouvert d

Asphodelus albus/Asp

Une mer d'asphodèles

Astragalus pendulifl

Potentilla delphines

Fleur et feuilles de

Arctosphyllos uva ur

 

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