SÉJOUR À MOLINES EN CHAMPSAUR: 1er jour : Arrivée, rive droite de la vallée de la Muande

Le 10/07/2013

Il pleut. Enfin, il pleuviote sur Molines en ce jour d’arrivée dans le Chapsaur, au fin fond de la vallée de la Severaissette. Mais qui peut empêcher le CADE de se promener dans une aussi jolie vallée ? Après le pique-nique pris, les fesses bien à l’humide, juste à côté de notre beau gîte, nous partons guillerets et tous déguisés en mouchoirs, à l’assaut de la Muande, belle et sauvage rivière de montagne. Le fond de vallée est d’emblée très riche. Les talus sont tapissés de fleurs. Le silène armérie (Silene armeria) gagne le concours de couleurs grâce à ses corolles d’un lilas pétant et électrique. Les curieux fruits de la vésicaire (Alyssoides utriculosa) étonnent sur les parois verticales. Le long du chemin, entre averse et éclaircie, nous glanons tour à tour le petit lys blanc (Anthericum liliago), le nepeta petit nepeta (Nepeta nepetella), l’abondante digitale à grandes fleurs (Digitalis grandiflora) ou plus intéressant la woodsie des Alpes, fougère peu fréquente des rochers calcaires des basses montagnes (Woodsia alpina). À la croisée des chemins nous décidons de revenir par le sentier qui surplombe la Muande en rive droite. La montée est un peu rude. Nous nous arrêtons pour contempler notamment l’orchis globuleux (Trausteineria globosa) puis par exemple l’orchis brûlé (Neotinea ustulata). Le sentier supérieur est de toute beauté mais nous oblige sur deux passages à réaliser des prouesses acrobatiques que tous les cadiens réussissent à franchir haut la main grâce à la vigilante prodigalité de Magali, Hélène et Pierre Louis qui ne ménagent pas ses efforts pour permettre à ces dames de passer sans encombre. Il faudra cependant se mouiller franchement les mollets pour traverser un impétueux torrent. Quelques uns parmi ont la chance d’apercevoir sur le sentier des espèces remarquables telles que le pleurosperme d’Autriche (Pleurospermum austriacum) , le polystic à aiguillons (Polystichum aculeatum) ou encore mieux un exemplaire de la rarissime potentille du Dauphiné (Potentilla delphinensis) que nous aurons l’occasion de contempler dans de meilleures conditions le lendemain.

Le retour au gîte se fait sans souci et l’accueil au gîte sera d’une exceptionnelle qualité.

 


Aucun organisme rencontré lors de cette sortie

Fiche créée le 28/07/2013 à 18:43

Voir les commentaires (0) ]

 

Album photo :


Arrivée à Molines

Il fallait les capes

Prendre le bon chemi

Choisir la bonne bal

Campanule

Silène penchée

Barbe de bouc?

Rosier sous la puie

Refuge du chasseur

Vue sur le névé

Joubarbe toile d'ara

Molines

Cytise

Joubarbe

Equipée pour la plui

Limoncello avant de

Top, départ

Passage délicat

La Londonnière

Etirements

Trollius europaeus/l

Genista sagittalis/

Silene armeria / sil

Woodsia alpina/ wood

 

Tous les comptes rendus ]