Régime lapin à Roquebrune/Argens

Le 10/02/2013

Excellent compte-rendu à quatre mains. Merci à jeannine et à Annie qui s'y sont collé...

 

 

Roquebrune : Vallon de la Maurette

Le 10/02/2013

Il fait froid, le ciel est gris, le temps humide, mais nous sommes une quarantaine de courageux à vouloir reconnaître ces fameuses salades sauvages avec l’espoir de les déguster à midi.

Le chêne-liège que nous rencontrons d’abord nous indique que nous sommes ici en terrain siliceux (gneiss de l’ère primaire). Nous verrons plus tard des châtaigniers et des fougères, qui confirment la nature du terrain. Les salades que nous trouverons sont typiques de ce sol.

La première rencontrée est le Nombril de Vénus (Umbilicus rupestris, Crassulacées), riche en mucus qui capte l’eau, au goût très doux.

La Rhagadiole en étoile (Rhagadiollus stellatus) ainsi appelée car son fruit ressemble à une étoile. Piquante, elle rehausse le goût des autres salades.

La Pâquerette sauvage (Bellis sylvestris, Astéracées) : feuilles oblongues, poilues, d’un vert sombre – nervure centrale claire -  Son épais réseau de racines blanches fait penser au Dalhia. Tout se mange chez elle : fleur, feuilles, tige.

La Porcelle (Hypochoeris radicata, Astéracées) : Les lobes triangulaires de ses feuilles s’imbriquent. A la base des poils, un bulbe en forme de demi-sphère visible à la loupe. Elle se recroqueville autour de la main quand on la cueille.

La Cressonnette (Cardamine hirsuta,  Crucifères) : pétiole fin – foliole arrondi tenu par une tige – Goût de Cresson.

La Pimprenelle (Sanguisorba minor, Rosacées) : feuilles très découpées, folioles denticulées – Goût de concombre.

La Chicorée tubéreuse (Leontodon tuberosus, Astéracées) : feuilles vert sombre, allongées, découpées, lobes dirigés vers l’arrière. A la base, des tubercules amers. Son goût varie de doux à très amer. Pousse sur les sols siliceux et abonde dans ce vallon.

Le Mouron des oiseaux (Stellaria media, Primulacées) : Pousse partout, même dans les jardinières – Fleurs blanches.

La Cousteline (Reichardia picroides, Astéracées), qui accompagne les brochettes de grives ! A souvent les tiges de l’année précédente – Limbe grisâtre de chaque côté de la nervure centrale – Plusieurs rosettes. Goût légèrement amer.

La Bourse à pasteur (Capsella bursa-pastoris, Brassicacées) – La même plante porte des feuilles entières et des feuilles découpées – A la loupe, une bosse est visible sur le lobe – Poils blancs.

A distinguer de la Fausse Bourse à pasteur (Crepis bursifolia), reconnaissable à son cornet au centre.

L’Oseille violon (Rumex pulcher, Polygonacées) – Reconnaissable à sa feuille en forme de violon.

Le Laiteron ou Cardelle (Sonchus, Astéracées) – Tige contenant un suc laiteux de couleur violacée.

Le Crépis saint (Crepis sancta, Astéracées) – Sa rosette à fond rouge lui vaut le nom de « Herbe rouge ». Limbe de plus en plus large vers l’extrémité, jusqu’à devenir polygonal. Mucrons rouges ou noirs. Au printemps, elle envahit les vignes de fleurs jaunes.

Urosperme de Daléchamp / Chicorée amère (Urospermum dalechampii, Astéracées) – Pour les amateurs de forte amertume (d’où le nom provençal de « Moure de poar » : Museau de porc).

La Mâche sauvage, Doucette (Valérianella subsp.) : feuilles opposées décussées – Limbe en forme de languette élargie au sommet.

Nous avons vu aussi la Doucette d’eau (Epilobium parviflora), reconnaissable à ses feuilles opposées et décussées et à ses nervures marquées – Pousse dans les endroits humides.

La Raiponce (Campanula rapunculus, Campanulacées), appelée Rampocho en Provence (de rapa = rave). En effet, sa racine est un tubercule goûteux en forme de navet – Feuilles d’un vert sombre à l’endroit, argentées et brillantes à l’envers, allongées, pointues, au contour denticulé – Fleurs mauve clair – Autrefois cultivée en Provence.

La Barbarée précoce (Barbarea precox).

Toutes ces salades sont observées et ramassées le long des chemins entre les pieds de fougères, de bruyères, d'arbousiers.

Midi arrive et nous trouvons une très belle salle à manger au milieu des chênes lièges, avec une très belle vue sur la montagne de Roquebrune.

Au pique-nique, chacun, - même ceux qui n’ont pas écouté -  a droit à la salade parfumée à l’huile d’olive (production Jean-Claude et Francette). Puis c'est la traditionnelle ronde des boissons et desserts cadiens

L'après midi, sur le chemin du retour, nous ferons un peu de géologie : explication de la formation du granite du Plan de la Tour, roche magmatique qui  a refroidi très longtemps, que l’on reconnaît à ses cristaux de feldspath (parfois en gros rectangles blancs en « dents de cheval ».

Puis Thierry nous explique la formation du gneiss de Bormes et de son érosion et de son érosion en sable granuleux, puis en sable fin…

En fin de journée le groupe se disloque et petits groupes et choisit des chemins différents, mais tous les chemins mènent aux voitures.

 


Aucun organisme rencontré lors de cette sortie

Fiche créée le 19/02/2013 à 20:15

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Album photo :


Le Rocher de Roquebr

Paysage roquebrunois

Préparation de la sa

La bonne salade

Une fenêtre sur le R

Une descente bien ra

Aqueduc 1

Aqueduc 2

Chêne

Le circuit

 

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