Poissons et blagues à Roquebrune

Le 01/04/2012

Merci à Ghislaine pour ce très bon compte-rendu.

Dimanche 1er avril 2012
CADE au rocher de Roquebrune

 

BLANC

Blanc et épais fut le brouillard que certains ont du traverser pour arriver nombreux ce au rendez vous des Ets Marcel du Muy.
La première destination fut « Notre Dame de la Roquette »…covoiturage, route barrée…l’aventure commençait.
Blanc, le prunier à feuille d’amandier, en fleur, nous accueille dans le sous-bois dense, enchevêtrement typique du maquis sur silice ; on reconnaît le chêne vert, le chêne blanc, le chêne liège, certains majestueux d’autres cherchant timidement la lumière.
Un arrêt nous permet d’admirer la « luzule »

ROUGE

Rouges, les conglomérats, enchevêtrés parmi les micocouliers, sont recouverts de lichens, mousses et fougères suivant la présence de surplomb assurant un ruissellement d’eau ou pas.
Les murs fantomatiques des gros blocs de grès alternant avec la lumière, abritent les cris des choucas, le « ricanement » des mésanges bleues et le cri d’appel du pinson
Rouges les pierres ou les briques de la belle chapelle abandonnée annoncent notre Dame de la Roquette ! Son clocher est presque intact !
Les gros blocs se sont amoncelés dans le grand bassin sédimenteux en se chargeant de « fer »  et certains se sont enchâssés lors de la sédimentation ce qui nous donné «  l’arkose permienne ».

VERT

Vertes sont les mousses qui recouvrent comme du velours les rochers qui nous mènent à la petite chapelle Saint Jean abandonnée et enclavée dans la roche, nichée au bout du défilé que nous avons suivi.
Metzgeria furcata !!La loupe nous a permis d’observer les petites lanières dichotomiques de cette mousse.
Vert gris, vert jaune, vert bleu   sont les couleurs qui différencient les lichens ou mousses suivant leur emplacement sur la paroi rocheuse à l’abri ou pas des écoulements d’eau.
Nous revenons sur nos pas, laissant de côté les restes du châtaignier foudroyé pour aller à la recherche de la sortie du Saint Trou…

JAUNE

Jaune la violette endémique du rocher de Roquebrune nous apparaît au milieu de notre slalom entre les arbres, côtoyant le fragon dont la tige aplatie ressemble à une feuille supportant sa fleur ! Sur le chemin qui monte vers les enrochements d’arkose, on rencontre la pariétaire judaïque «  allergénique »
Jaune vert fluo le lichen Chrysothryx chlorina ! Voilà ce qui attend les volontaires pour entrer par la faille du Saint Trou : l’entrée (qui en fait est la sortie) est impressionnante par sa hauteur, le puits de lumière au zénith, les parois vertigineuses et propices à l’escalade

Nous perdons André, un petit stress et nous espérons le retrouver aux voitures… Nous descendons par le  « jeu de ballon », un magnifique défilé qui nous donne droit à un extrait de « Rigoletto » par Thierry !

BLEU

Bleu violet, les petites pensées «  violettes des chiens » (celles qui ne sentent pas) parsèment le chemin, l’ornithogale des Pyrénées sur les parois rocheuses.
Bleues, les grandes pervenches jalonnent le sentier qui passe par un sas de roches débouchant sur la chapelle.

Nous reprenons les voitures pour aller plus à l’est du rocher et trouver un ombrage pour pique-niquer. Nous arrivons du côté nord-est du rocher, quelques points d’eau abritent têtards et grenouilles, mais tout est sec et les floraisons peu abondantes. De toutes petites fleurs s’épanouissent, précoces et disparaissent vite sur cette pelouse de sable:
Brame de Madrid, géranium annuel, shérardie des champs, arabette de Thallius, mâche, petite oseille, Mibora minima, corydale des chèvres, drave du printemps, barbarée commune, mousse Grimmia orbicularis, Pleurochaete squarrosa …et je suis sûre d’en avoir oublié !!
Bleu est le ciel, grande est la faim  du CADE qui a besoin de remontant !
Rosé, rouge, chocolats, gâteaux, kumquats circulent et la troupe repart.

BLANC BLEU JAUNE ROUGE VERT

Dans la montée du rocher nous rencontrons la bruyère blanche arborescente, la lavande bleue des îles d’Hyères, c’est le domaine de tortue d’Hermann et nous avons la chance de revoir la violette jaune du rocher.
Dans les cuvettes asséchées, la Crassule de Vaillant rouge est en fleurs (heureusement on a la loupe).
Sur les pelouses humides et sableuses nous dénichons : Montia fontana (assez rare) à petites fleurs blanches, l’isoète de Durieu, une fougère (on ne s’en douterait pas) très rare et protégée, les pâquerettes annuelles, l’hépatique Riccia crozalsii;
Dans autre point d’eau, nous attendent le minuscule myosotis bleu, la renoncule ficaire jaune, le nombril de vénus, le petit arum brun/vert
            Arrivés sur un plateau du rocher, on remarque la linaire couchée jaune et la vipérine de Crête rouge et bleu violet, le phagnalon des rochers.
            Comme il se doit, nous goûtons toutes sortes de  salades sauvages : la laitue vivace ou laurige, la cousteline, l’orpin telephium

Après la photo souvenir sur le piton nous redescendons en traversant une prairie d’isoètes, d’anémones des jardins, de « futurs » orchidées Serapias !!

Hélène et Thierry essaie d’apprivoiser une EMPUSE rouge/ verte qui prend toutes sortes de positions pour se faire photographier !!

Fin d’une belle journée Cadienne !


Aucun organisme rencontré lors de cette sortie

Fiche créée le 04/04/2012 à 21:39

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Album photo :


La descente vers le

La descente vers le

Le micocoulier à l'a

Constrastes

Coco

Helène perdue entre

Le groupe (il a l'ai

Cytisus triflorus

L'empuse ou priga di

L'empuse

Encore l'empuse!!!

Bromus madritensis (

Isoetes duriaei (iso

Crassula vaillantii

Une chapelle au fond

Mousses et lichens

Nombril de Vénus

Violette

Violette

Violette

Isoète de Durieu

Très intéressant ...

Blocs fantômatiques

Notre Dame de la Roq

Le Saint Trou

Le goulet côté sorti

Le goulet côté entré

Isoète , toujours en

Vue sur la vallée de

Empuse apprivoisée..

"Fausses" empuses...

Les cadiens toujours

 

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