Ca pédale à Pourcieux

Le 19/02/2012

SALADES SAUVAGES ET VELORAIL

La charmante halte ferroviaire qui accueille les Cadiens à Pourcieux  a  beau se camoufler en centre culturel et médiathèque municipale, elle n’arrive pas à faire oublier qu’elle est une gare. Désaffectée, certes, mais son toit pointu, ses pierres d’angles saillantes et surtout la proximité des rails devant elle la trahissent. Nous sommes déjà dans le bain dans l’ambiance ferroviaire. Le rail est là, et le vélo n’est pas loin. En traversant la voie pour notre balade botanique du matin, nous ne pouvons pas nous empêcher de lorgner sur les étranges machines à 4 roues et à 5 places qui nous attendent  sagement.

Mais d’abord, place aux salades non domestiques. Notre cueillette commence dès la sortie du village, au bord du chemin…et notre inquiétude aussi : « Il y a bien des chiens, dans ce village ? où lèvent-ils donc la patte ? Et même des humains ? et puis leurs productions ne sont pas toutes liquides ! La preuve est là, au pied du chêne vert ». Heureusement, notre Président nous rassure : « Mais  non ! D’abord les chiens ont besoin d’un appui pour arroser. On cueille donc loin des murs et des arbres – oui mais les femelles ? – Nous n’avons qu’une chance sur 12 500  de tomber sur une rosette polluée, et puis il a plu cette nuit, et puis on les lavera ! »

Notre quête nous fait  donc faire connaissance avec :

  • l’herba rossa ou crépis saint (Crepis sancta).
  • Le  mourron des oiseaux ou stellaire moyenne (Stellaria media) :feuilles opposées et pointues. Fleurs blanches.
  • L’arrucat ou la  main du voleur (Crepis vesicaria subsp. taraxacifolia). Les feuilles sont  très découpées, velues. Les poils de la  nervure centrale sont rouges. La rosette se recroqueville après cueillette.
  • La bourse-à-pasteur (Capsella bursa-pastoris). Les feuilles comportent un épaulement à chaque segment.
  • Le Nombril de Vénus (Umbilicaria rupestris).
  • Le moure de pouar, museau de cochon (Urospermum dalechampii)
  • La pâquerette (Bellis perennis)
  • L’Oseille violon (Rumex pulcher).
  • Le pain blanc (Cardaria draba)

De l’autre côté de l’autoroute, notre parcours dans les vignes laisse des traces au bas de nos pantalons et nos semelles, mais le panier est plein. Retour à la gare et pique-nique animé. Notre récolte, lavée et assaisonnée d’une huile d’olive médaillée nous régalent les papilles. On en redemande. « Maintenant que vous les connaissez, suggère le Président, vous allez pouvoir en récolter tous les jours ! 

Mais il est l’heure du rendez-vous avec le vélorail tant attendu. Le responsable de la « sécurité ferroviaire » nous attend : « cinq par vélo, enfants compris ! ». Il nous faudra donc cinq vélorails pour caser tous les Cadiens présents (dont quatre enfants). Sur les cinq occupants, deux seulement pédalent. Les autres encouragent. Nous devons observer une distance de 150 m entre deux vélorails. En avant ! Et défense de doubler !

Au début, la ligne est en palier : ça monte d’environ 15 pour mille. On le sent dans les mollets. Nous quittons la zone habitée et nous roulons au milieu des pins d’Alep, des chênes verts  et des chênes  blancs. Puis la voie s’engage dans une tranchée creusée dans le rocher. Au loin l’œil d’un tunnel grossit lentement. Il a 180 m de long. C’est le Tunnel du Pilon (ainsi nommé à cause du Pilon du Roi, sommet de la chaîne de l’Etoile proche.
Tac tac…tac tac… tac tac… c’est un vrai boogie-woogie que nous jouons. A la sortie du tunnel, nous atteignons le point culminant de la ligne (385m). Ouf, ça descend vers St Maximin, mais de plus en plus viiiite !! Il faut ralentir. Heureusement, il y a un frein à pied et un frein à main. Il faut même s’arrêter et descendre pour franchir  un passage à niveau.

Après le  passage de deux jolis viaducs en pierre, nous voyons  les maisons de St Maximin à nos pieds, serrées autour de la Basilique comme un troupeau autour de son berger.

Tout a une fin. Nous voici dans la dernière ligne droite. Le « Chef de la sécurité ferroviaire », (c’est inscrit sur son blouson)  nous fait signe de stopper. « Tout le monde descend !».

Nous l’aidons à retourner les vélorails et nous repartons dans l’autre sens pour rejoindre Pourcieux  et nos voitures, sagement  garées devant…la gare.

Au moment de la séparation, les mines sont réjouies. Quelle belle journée et que de d’émotions. Vivement la prochaine sortie !

JC le Sec.

QUIZ : Combien de Cadiens ont participé à la sortie ?

La ligne Carnoules –Gardanne Mise en service totale en 1880. Longueur 79 km. Trafic voyageurs jusqu’à la 2ème guerre mondiale.Trafic de fret (vins, bauxite) jusqu’en 1980.  En 1942 a servi pour des convois de bauxite vers l’Allemagne. Voie unique non électrifiée à écartement normal (1,435m).
Pente max : 15 pour mille. Rayon minimum des courbes : 400m.L a ligne n’est plus utilisée mais il lui arrive de recevoir des convois militaires pour Canjuers (Traction diesel) du fait de l’état des rails et des traverses, la vitesse est limitée de 10 à 50 km/h selon les tronçons.
Le parcours du vélorail emprunté par le CADE, de Pourcieux à Brignoles et retour (14 km) , comporte plusieurs ponts-routes, 1 tunnel (du Pilon 180m) et deux viaducs (70 et 80m).
Il existe un projet de remise en service progressive de 2015 à 2040 pour des TER omnibus.


Aucun organisme rencontré lors de cette sortie

Fiche créée le 03/03/2012 à 10:36

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Album photo :


En route Simone!!!

En plein effort !!!

Et voilà ils nous di

...

Sur le viaduc.

...

Les nenfants!

Encore un nenfant!

A l'arrivée...

Le patron en danseus

Pause et pose!!!

Allez Robert! Allez

Pédalage en tunnel.

Bonus 1

Bonus 2

Bonus 3

Au départ à Pourcieu

Prêt à en découdre a

Les reines de la pet

Bernard Coppi et Mar

Robert Indurain et I

Jessica et Nicolas A

Attention! Prêts...

AH ils sont fiers no

Au départ à St Maxim

Sur les pentes du co

Ca grimpe!

Avant le tunnel du s

On n'est pas au bout

Effet de vitesse 1

Effet de vitesse 2

Le bout du tunnel!

Les valeureux vainqu

Effet de vitesse 3

 

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