Ca pédale dans le Verdon

Le 28/08/2011

Sortie au lac de Ste Croix du 28 août 2011

Par un admirable dimanche ensoleillé, une trentaine de cadiens se réunirent au lac de Sainte Croix le 28 août. Retrouvaille de fin d’été sous le signe inhabituel d’une absence présidentielle bien compréhensible. Pas de botanique, certes, pour cette fois-ci, mais une journée néanmoins agréablement bien remplie. Sous l’égide de ses hôtes Salois, Françoise et Robert, la troupe joyeuse a embarqué en pédalo pour remonter le Verdon dans ses gorges sublimes.

Le courant freine l’ascension, mais personne ne songe à battre un record de vitesse.

Eau turquoise, cascade rafraîchissante, verdure luxuriante, le cadre est grandiose. Petite halte au plus loin qu’il ait été donné de remonter la rivière ; une baignade improvisée s’impose, ou plutôt tente quelques intrépides hydrophiles que l’eau glacée ne rebute pas.
Sur les berges du Verdon, une géologie tumultueuse décline ses failles et reliefs chaotiques. Tout en haut des falaises, si haut que la tête s’incline à 45°, les vautours décrivent un long ruban en spirale. Vols en planeur pour des oiseaux immenses encombrés d’un corps trop lourds. L’envergure démesurée n’est pourtant qu’un minuscule point dans le ciel étincelant.

Midi ! Il est temps de regagner le lac. D’un consensus général il ressort que le repas se fera sur les bords du lac, non loin des premiers panneaux du sentier Toine, au village des Salles sur Verdon. Indubitablement, l’eau d’ici était meilleure, bien meilleure au goût de tous, si bien que le temps a filé sans que quiconque ne songe à s’extraire de cette douce pose estivale.

Vers 15h environ cependant, nos hôtes bienveillants et attentifs aux désirs exprimés par chacun, suggèrent deux options pour le reste de l’après midi : l’une est de  monter avec Robert au lieu dit « la glacière » duquel une vue imprenable sur les gorges ravirait les mirettes. Cette ascension demandant une aptitude à gravir un dénivelé conséquent sur une courte distance, une oreille plus favorable fut tendue à la seconde option : suivre Françoise sur le sentier Toine et rendre ainsi hommage au travail de la commission du même nom et son président, pour leur labeur de 2 années consécutives. Une majorité opta donc pour la cérémonie d’hommage, et dans son sillon Françoise entraîna une quinzaine de tranquilles marcheurs. Le sentier Toine serpente autour du village, parsemé de panneaux descriptifs sur la flore locale à reconnaître, découvrir et protéger.

Pendant que les uns gravissaient une pente ardue vers la glacière promise, les autres cheminaient nonchalamment au bord du lac –mais non sans souffrir de l’extrême chaleur-, tout en s’instruisant.
Au mémorial du village englouti qui domine le lac sur le versant sud de ses rives, Françoise conta un passage de l’histoire locale : celui des évènements qui conduirent à transformer définitivement le paysage d’ici et la vie des habitants. Celui qui eut raison du vieux village et donna naissance au lac qu’on connaît. De façon sobre mais émouvante, elle nous fit le récit de cette histoire dramatique de l’histoire des Salles, apprenant aux plus jeunes ce que fut l’ancien village, ce qu’il en advint en 1975, et ce qu’il en reste aujourd’hui. Cette histoire d’un site disparu, mais aussi de familles déchirées, de souvenirs engloutis. L’histoire d’une maison et d’une voiture qui appartenait à son père et dont il ne reste aujourd’hui qu’une photo sur un mémorial. L’histoire de villageois qui ont vu disparaître leur église, leur cimetière, leurs champs, sous l’eau du Verdon. Mémoire douloureuse habitée par les souvenirs perdus sous des millions de litres d’eau, que l’énergie électrique ne suffira pas à endormir.
Evoqué avec pudeur, on ne sera pas insensible à l’émotion qui perce, palpable. La photo noir et blanc arrête le temps, la voix transmet l’émotion, les mots de Victor Hugo donnent la note : « et tout s’évanouit : rien ne reste que l’onde. Maintenant on ne voit que l’eau profonde par les vents remuée et seule sous les cieux ».

Puis le chemin Toine entraîne ses visiteurs de panneaux en images jusqu’au petit port, pour aboutir en fin de parcours …à la terrasse du restaurant du lac. Il fallait bien cette pose rafraîchissante pour calmer les souffrances exprimées avec la chaleur ! Collation sous le signe de la bonne humeur. La cadre est décidément si beau lorsqu’on en oubli l’origine troublée.

Puis le groupe se sépare en fin d’après midi , (les photos en témoignent) certains partant au volant d’engins peu discrets… mais on ne leur reprochera pas leur bon goût.
-----


Aucun organisme rencontré lors de cette sortie

Fiche créée le 01/10/2011 à 18:27

Voir les commentaires (0) ]

 

Album photo :


Allez on pédale!!!

Et ça y va!!!

Bien sûr il y en a

C'est l'heure du bai

Il parait qu'elle ét

Brrrrrr oui très fro

Si froide qu'un pied

Ce jour là Moïse nou

Aïe mes pieds...

De retour...

Tiens, P Louis et Ma

Vue du haut de la ba

Une hêtraie , je ne

Il y en avait tout u

Ben voui c'est la bo

Il y a deux papillon

Ah oui, même qu'ils

Moi je vois une tête

Hêtrement vôtre...

Une vesce de loup du

Pour donner une idée

...et du volume! à

On embarque!

Avec le sourire.

C'est parti!

ça pédale tranquille

Belle journée pour v

Avant de passer le p

.

En tête de course?

Suivi de près

Bientôt vainqueurs

Roche et eau

C'est beau!

En cadence.

Curiosité géologique

C'est vraiment beau.

La cascade

La même toujours bel

Rives et abords du V

En remontant à contr

Traversée sans pédal

C'est froid!

L'épreuve des pieds

Mais tout le monde p

Non sans rappeler un

En hauteur les vauto

Il faut redescendre

C'est reparti!

Déjeuner sur les bor

Résistera-t-elle lon

Et bien non! au Cade

La partie du groupe

Mais il fallait bien

Cadiens en marche su

Admiration devant ce

Oh mais qu'a -t-elle

On admire, on commen

On s'extasie même!

Arrêt devant le mémo

Françoise nous racon

Là-bas, la maison de

Une histoire émouvan

Sans commentaire

Devant un des dernie

Le panneau orchidées

Apprécié avec ferveu

Le cade!

Derniers virages ava

Il fait très chaud,

...il a fallu ABSOLU

Joyeuse bande de con

Ensuite chacun s'en

...car au Cade on es

 

Tous les comptes rendus ]